Fleurs d’Ici a longtemps répété de ne pas offrir de roses à la Saint-Valentin. Les roses de février viennent de loin : cultivées sous serre au Kenya ou en Équateur, traitées, coupées une dizaine de jours avant d’arriver chez le fleuriste. Mais dès le mois de mai, la donne change : the rose is back. Enfin de saison, sublime, odorante, la rose française reprend des couleurs après sa longue hibernation.
La guerre des roses et des pivoines n’aura pas lieu
En mai, la rose côtoie l’autre prima donna du printemps : la pivoine, dont l’une des variétés les plus connues s’appelle d’ailleurs Sarah Bernhardt. La pivoine connut sa période de gloire entre le milieu du XIXe et le milieu du XXe siècle, jusque sur les toiles impressionnistes. Avec l’essor de l’horticulture commerciale d’après-guerre, on la jugea trop « paysanne », et elle fut détrônée… par la rose.

Revenue en grâce depuis une vingtaine d’années, elle est aujourd’hui la fleur la plus vendue pour la fête des mères après la rose, à laquelle elle n’a rien à envier, ni en parfum, ni en diversité, ni en couleurs. Pour la fête des mères 2024, Fleurs d’Ici a refusé de choisir et réuni les deux divas de mai dans un même bouquet, Monicole, avec le chœur du printemps : campanules, viburnum, giroflées.
Pourquoi Monicole ? Parce que si votre maman ne s’appelle ni Martine ni Catherine, il y a une chance sur deux qu’elle s’appelle Monique ou Nicole, qui sont aux prénoms des baby-boomers ce que la rose et la pivoine sont aux ventes de la fête des mères : des superstars.
Juin, le plus bel écrin de la rose

Françoise Hardy nous a quittés en juin 2024, au moment précis où la rose est la plus belle. Sublime et discrète, pudique mais tranchante, elle a chanté mieux que personne la solitude et les amours à sens unique, et incarné un certain « je ne sais quoi » français : une élégance mêlant l’audace et la retenue. Elle a aussi chanté la beauté éphémère de la rose avec une délicatesse et une lucidité bouleversantes. Sublime, vulnérable, piquante : Françoise Hardy était faite pour les roses.



La Saint-Amour, c’est le 9 août
Le 9 août, ce n’est pas la Saint-Valentin mais la Saint-Amour, et cela tombe bien : c’est maintenant que les roses sont de saison. Pourquoi ne pas en offrir à ce moment-là, sans complexe, aux élu·es de votre cœur ?

D’autant que le monde horticole a besoin d’amour en août, son mois paradoxal : la production y est la plus intense, des hortensias aux agapanthes en passant par les dahlias et les tournesols, et c’est pourtant le mois où l’on achète le moins de fleurs. C’est aussi le moment idéal pour le tourisme horticole : les jardins flottants des Hortillonnages d’Amiens, la pépinière Terre d’Avenir à Aix-en-Provence, le Jardin de l’Horticulture à Épernay, le centre horticole d’Aulnay-sous-Bois, le jardin-école de Montreuil, ou tout simplement une ferme florale, pour dialoguer avec celles et ceux qui cultivent.


Et pour celles et ceux qui oublient la fête des mères, l’opération « Rendez-vous aux jardins », chaque année début juin, ouvre au public les plus beaux parcs et jardins de France : une belle manière de se rattraper.
Article tiré des newsletters Fleurs d’Ici d’août 2023, de mai 2024 et de juin 2024.
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